Mon voyage sur les îles Canaries, ce n'est pas des vacances. Quand Maria, et Jeanne, profitent du cadre de vie, je travaille, avec des amis voyous, et des organisations politiques. Je me suis fait arrêter par la guardia civil alors que j'effectuais une petite visite impromptue chez Monsieur le Gouverneur de Palma de Majorque, quelques semaines après mon arrivée ici. Les débuts ont donc été difficiles, et je n'ai repris pieds qu'à partir du mois d'avril. Mon petit poisson pèse presque 4 kilos, et c'est un petit garçon. Je suis maintenant père de trois enfants, mais mon amour pour Maria s'éteint, souffle après souffle, et ma passion avec Mademoiselle Jeanne Schneider, me pose la question de la convertir en Madame Mesrine, en lieu et place de Maria. Mais, elle, c'est la mère de mes trois enfants. C'est à contrec½ur que j'ai envoyé, comme une vulgaire lettre, mes petits bébés, ma fille et mes deux fils, chez mes parents. Cela fait presque deux semaines qu'ils sont partis rejoindre mes paternels dans un climat plus apte à leur apporter un bonheur sain et stable, mais la paternité me manque déjà. Seul l'ouverture de mon restaurant m'occupe l'esprit d'une autre manière. C'est ici, à Santa Cruz de Tenerife (ça résonne plutôt bien), que j'ai décidé d'installer ma machine à fric, un restaurant chic. Il va ouvrir ce soir et je suis très anxieux, mais, depuis mon retour d'Algérie, je n'ai rien raté, même la prison m'a servi, je le dis postérieurement. Alors ce restaurant va marcher, mais, les coups avec mes copains me manquent, et j'espère que ce temps reviendra, je veux revivre le risque, et l'ivresse du travail bien fait. Bientôt peut être.